| ID Notice | AFE00000967 |
| Titre propre | Radio Londres et discours du Général de Gaulle 1940-1944 |
| Date de diffusion | 01/01/1940 |
| Jour | lundi |
| Statut de diffusion | E |
| Heure de diffusion | 00:00:00:00 |
| Heure de fin de diffusion | 00:25:25 |
| Durée | 00:25:25 |
| Thématique | Histoire |
| Genre | Presse filmée |
| Type de description | Emission simple |
| Générique | PAR,Gaulle Charles de |
| Descripteurs | résistance ; FFL (Forces Françaises Libres) ; radio (Radio Londres) ; attaque (Mers el Kebir) ; colonie (Française) ; débarquement (Normandie) ; Royaume Uni ; Seconde Guerre mondiale ; Gaulle Charles de ; petite phrase (l'Empire français se lève pour faire la guerre) |
| Descripteurs secondaires | Grande Bretagne ; France ; discours (Général de Gaulle) ; indicatif (Ici La France) ; journal parlé (6 juin 1944) |
| Résumé documentaire | Divers enregistrements de Radio-Londres dont plusieurs discours du Général de GAULLE (documents sonores uniquement). |
| Dispositifs | -DISCOURS DU 8 JUILLET 1940, après la destruction de l'escadre française de Mers el Kebir par la Royal Navy le 3 juillet 1940 ; -DISCOURS DU 30 JUILLET 1940 : appel aux commissaires, gouverneurs, administrateurs et résidents des colonies de l'Empire à rejoindre la France Libre et Combattante ; -DISCOURS DU 29 AOÛT 1940 : l'importance du ralliement des colonies françaises aux Forces Françaises Libres dans la guerre mondiale ; -DISCOURS DE FIN JUIN 1940 : la constitution d'un Comité National Français en accord avec le Gouvernement Britannique. -APPEL DU GÉNÉRAL DE GAULLE à la grève le 31 octobre 1941; -INDICATIF D'"ICI LA FRANCE", le magazine du Comité Français de Libération Nationale ; -BULLETIN D'INFORMATION DU 6 JUIN 1944, jour du Débarquement en Normandie ; -APPEL DU GÉNÉRAL DE GAULLE aux Français de la métropole le 6 juin 1944, jour du Débarquement en Normandie ; - VERSION ORCHESTRÉE DE "LA MARSEILLAISE" ; -APPEL DU GÉNÉRAL DE GAULLE à Londres le 22 juin 1940 (3'): appel à tous les Français à continuer le combat, à l'écouter et à le suivre. DISCOURS DE DE GAULLE EN 1940 : durée 11'39" - le 8/7/1940 (après Mers El Kébir le 3/7/1940 : "Et bien, je dis sans ambages qu'il vaut mieux qu'ils aient été détruits. J'aime mieux savoir, même le Dunkerque, notre beau, notre cher, notre puissant Dunkerque, échoué devant Mers El Kébir, que de le voir un jour, monté par des Allemands, bombarder les ports Anglais ou bien Alger, Casablanca, Dakar.En amenant cette cannonade fratricide puis en cherchant à détourner sur les alliés, trahis, l'irritation des Français, le gouvernement, qui fut à Bordeaux, est dans son rôle, dans son service de servitude.En exploitant l'évènement, pour exciter l'un contre l'autre le peuple anglais et le peuple français, l'ennemi est dans son rôle, dans son rôle de conquérant.En tenant le drame pour ce qu'il est, je veux dire pour déplorable et détestable, mais en empêchant qu'il ait pour conséquence l'opposition morale des Anglais et des Français,tous les hommes clairvoyants sont dans leur rôle,dans leur rôle de patriotes.Les Anglais qui réfléchissent ne peuvent ignorer qu'il n'y aurait pour eux aucune victoire possible si jamais l'âme de la France passait à l'ennemi.Les Français dignes de ce nom ne peuvent méconnaître que la défaite anglaise scellerait pour toujours leur asservissement. Quoi qu'il arrive, même si l'un des deux, et pour un temps, tombait sous le joug de l'ennemi, nos deux grands peuples demeurent liés l'un à l'autre; ils succomberont tous les deux ou bien ils gagneront ensemble.Quant à ceux des Français qui demeurent encore libres d'agir suivant l'honneur et l'intérêt de la France, je déclare en leur nom qu'ils ont une fois pour toutes pris leur dure résolution; ils ont pris, une fois pour toutes, la résolution de combattre." Discours du 30/07/1940 : ".....l'une des premières conséquences des abominables armistices sera la désaffection et probablement la révolte des indigènes de l'empire.Enfin, quelle va être la solution économique de nos malheureuses colonies sous le régime des armistices?coupées de la mer par le blocus, où vont elles se ravitailler? Où vont elles exporter ce qu'elles produisent? C'est un épouvantable désordre qui s'annonce, une affreuse misère qui menace.Comment dans ce désordre, dans cette misère, se maintiendrait l'autorité de ceux qui ont la charge d'administrer dans les soulèvements à craindre? Quels graves dangers risquent les Français et les Françaises de nos colonies? Et bien, puisqu'il est prouvé que les hommes qui se soignent à Vichy sont les instruments asservis des volontés de l'ennemi, j'affirme au nom de la France que l'Empire ne doit pas se soumetttre à leurs ordres désastreux. J'affirme au nom de la France que l'Empire français doit rester, malgré eux, possession de la France; hauts-commissaires, gouvernements généraux, gouverneurs, administrateurs, résidents de nos colonies et de nos protectorats, votre devoir envers la France, votre devoir envers vos colonies, votre devoir envers ceux dont les intérêts, l'honneur, la vie dépendent de vous, consiste à refuser d'éxécuter les abominables armistices.Vous êtes les gérants de la souveraineté française actuellement en...Déjà, plusieurs d'entre vous se sont unis à moi pour continuer la guerre aux côtés de nos alliés; ceux là seront secourus, mais j'en appelle aux autres; au besoin j'en appelle aux populations.Français de la nouvelle France, de la France d'outre-mer, vous les hommes libres, vous les hommes jeunes, vous les hommes courageux, soyez les fils de la France Nouvelle, libre, jeune, courageuse qui sortira de la victoire." - le 29/8/1940 : (De 00:05:40 à 00:08:19) "le 26 Août le territoire du Tchad s'est rallié aux forces de la France Libre sous l'impulsion de son gouverneur et de son commandant militaire.Le 27 Août le Cameroun, dans un immense mouvement de foi, d'ordre et de discipline, s'est spontanément placé sous la direction de mes représentants; ceux-ci assument directement l'administration du mandat français et le commandement des troupes.Hier 28 Août, à Brazzaville, capitale de l'AEF, mon représentant, acclamé par toute la population et obéi par toutes les troupes, a pris en mains les pouvoirs civils et militaires. Ainsi, menacé par les convoitises de l'ennemi allemand et italien, placé par l'abominable armistice dans une situation économique sans issue, tout l'ensemble des colonies de notre Afrique Equatoriale est rentré dans la guerre. Cette vaste et vaillante partie des terres françaises a décidé de se défendre et sera défendue.Sans aucun doute d'autres parties vont prendre le même chemin; l'Empire français se lève pour faire la guerre; dans cette guerre mondiale et totale,dans cette guerre où tout compte, l'Empire français est un faisceau de forces capitales par la situation géographique et stratégique, par la nombreuse population, par les vastes ressources de ses colonies.Elles restent à la france un très important atout dans cettte lutte où se joue son destin.Le crime de l'armistice c'est d'avoir capitulé comme si la France n'avait pas l'Empire; le crime de l'armistice c'est d'avoir méconnu les forces immenses et intactes que nous gardions dans l'Empire; le crime de l'armistice c'est d'avoir désarmé l'Empire pour que l'ennemi puisse en disposer". - Fin Juin 1940 (non repertorié dans les discours et messages) : "L'armistice, accepté par le gouvernement de Bordeaux, est une capitulation.Cette capitulation a été signée avant que soient épuisés tous les moyens de résistance.Cette capitulation livre à l'ennemi qui les emploiera contre nos alliés nos armes, nos avions, nos navires, notre or. Cette capitulation assservit complètement la France.C'est cela le gouvernement de Bordeaux, sous la dépendance immédiate et directe des allemands et des italiens.Il n'existe donc plus sur le territoire de la France métropolitaine de gouvernement indépendant, susceptible de soutenir au dehors les intérêts de la France et ceux des Français.D'autre part, nos institutions politiques se trouvent hors d'état de fonctionner librement et le peuple français n'a actuellement aucune possibilité de faire entendre sa volonté réelle.En conséquence, et par nécessité de force majeure, il va être constitué, d'accord avec le gouvernement britannique, un Comité National Français, représentant les intérêts de la patrie et des citoyens, résolu à maintenir l'indépendance du pays, souscrivant aux engagements pris par la France et décidé à contribuer aux efforts de la guerre jusqu'à la victoire, en commun avec les alliés.La composition du Comité National sera publiée incessamment.Le Comité National Français rendra compte de ses actes, soit au gouvernement français légal et indépendant dès qu'il en existera un, soit aux représentants du peuple dès que les circonstances leur permetttront de se réunir dans des conditions compatibles avec la liberté, la dignité et la sécurité.Le CNF prendra sous sa juridiction tous les citoyens français présents en territoire britannique et prendra sous sa direction tous les éléments militaires et administratifs qui s'y trouvent ou qui viendraient à s'y trouver.La guerre n'est pas perdue, la Patrie n'est pas morte, l'espérance n'est pas éteinte.Vive la France". - Appel de de Gaulle pour la grève du 31 octobre 1941 : durée 2'48" : "L'ennemi a cru qu'il avait abatttu la France. Or, le 31 octobre à 4 heures du soir, toute la France sera debout. Il n'y a pas un homme, il n'y a pas une femme, il n'y a pas un enfant, ni chez nous ni chez nos amis ni chez nos ennemis qui ne comprenne l'immense importance de ce formidable "garde à vous"; car la guerre est affaire de moral; c'est uniquement l'espoir de vaincre qui soutient l'effort des peuples.La manifestation française grandit notre espoir de vaincre et l'espoir de nos alliés, elle entame l'espoir de vaincre l'ennemi.En se dressant tout à l'heure la tête haute face à l'ennemi, la France va se voir telle qu'elle est, inébranlable dans sa fraternité.La France, tout entière rassemblée dans les 5 minutes décisives, va montrer que malgré les outrages, les tortures, les trahisons, en dépit des larmes versées sur ses armées défaites, sa jeunessse prisonnière, ses petits enfants qui meurent, elle s'apprête pour la vengeance, sous ses drapeaux déchirés. En entendant son appel les peuples libres reconnaîtront la voix qui, depuis tant de siècles, les émeut et les entraîne; les peuples libres reconnaîtront la voix éternelle de la France.En assistant à cette démonstration de la haine et de la volonté Française, l'ennemi devra constater que s'il peut faire un triste envahisseur, il est par nature incapable d'être vraiment conquérant.En ce moment précis il doute de vaincre jamais des adversaires toujours plus forts.La grêve nationale française lui montrera juste à propos que la soumission de l'Europe est un but irréalisable et qu'il verse son sang pour rien.Le 31 octobre à 4 heures la France rentre en ligne, avec toute son âme,en attendant qu'elle marche avec toutes ses forces vers la victoire et vers la grandeur.La France avec nous." - Bobine C : Indicatif " ICI LA FRANCE" : durée 2'16" - Bobine D : Débarquement en Normandie : - 1/ Bulletin d'information du 6/6/1944 : durée 1'58" : Indicatif "Ici Londres"-"Voici notre quart d'heure de l'après-midi : "Front Occidental : les dépêches de dernière heure concernant les débarquements alliés sur les côtes françaises annoncent que les alliés y ont établi des têtes de pont et que de nombreuses troupes aéroportées sont descendues à l'arrrière des lignes allemandes.La plupart des batteries côtières ont été réduites au silence.Des pilotes en vol de reconnaissance déclarent que les alliés avancent à l'intérieur des terres." - 2/Appel de de GAULLE aux Français de la métropole le 6/6/1944 : durée 5'08" : "La lutte est engagée. Après tant de combats, de fureur, de douleur, voici venu le choc décisif, le choc tant espéré. Bien entendu c'est la bataille de France et c'est la bataille de la France.D'immenses moyens d'attaque, c'est à dire pour nous, de secours, ont commençé à déferler à partir des rivages de la vieille Angleterre.Devant ce dernier bastion de l'Europe à l'ouest fut arrêtée naguère la marée de l'oppression allemande; il est aujourdhui la base de départ de l'offensive de la liberté.La France, submergée depuis 4 ans mais non point réduite ni vaincue, la France est debout pour y prendre part.Pour les fils de France où qu'ils soient, quels qu'ils soient, le devoir simple et sacré est de combattre par tous les moyens dont ils disposent.Il s'agit de détruire l'ennemi; l'ennemi qui écrase et souille la Patrie, l'ennemi détesté, l'ennemi déshonoré. L'ennemi va tout faire pour échapper à son destin. Il va s'acharner à tenir notre sol ausssi longtemps que possible, mais il y a longtemps déjà qu'il n'est plus qu'un fauve qui recule; de Stalingrad à Tarnopol, des bords du Nil à Bizerte, de Tunis à Rome, il a pris maintenant l'habitude de la défaite.Cette bataille la France va la mener avec fureur, elle va la mener en bon ordre; c'est ainsi que nous avons depuis 1500 ans gagné chacune de nos victoires, c'est ainsi que nous gagnerons celle-là en bon ordre. Pour nos armée de terre, de mer, de l'air, il n'y a point là de problèmes; jamais elles ne furent plus ardentes, plus habiles, plus disciplinées; l'Afrique, l'Italie, l'océan et le ciel ont vu leur force et leur gloire renaissantes.La terre natale les verra demain.Pour la nation qui se bat les pieds et les poings liés contre l'oppresseur armé jusqu'aux dents, le bon ordre dans la bataille exige plusieurs conditions: le premier est que les consignes données par le gouvernement français et par les chefs français qu'il a qualifiés pour le faire à l'échelon national et à l'échelon local soient exactement suivies; la seconde est que l'action menée par tous sur les arrières de l'ennemi soit conjuguée aussi étroitement que possible avec celle que mènent de front les armées alliées et françaises. Or tout le monde doit prévoir que l'action des armées sera dure et sera longue, c'est à dire que l'action des forces de la résistance doit durer, pour aller s'amplifiant jusqu'au moment de la déroute allemande.La troisième condition est que tous ceux qui sont capables d'agir, soit par les armes, soit par les destructions, soit par le renseignement, soit par le refus du travail utile à l'ennemi, ne se laissent pas faire prisonnier, que tous ceux là se dérobent d'avance à la clôture ou à la déportation quelles que soient les difficultés.Tout vaut mieux que d'être mis hors de combat sans combattre. La bataille de France a commencé; il n'y a plus dans la Nation, dans l'Empire, dans les armées, qu'une seule et même volonté, qu'une seule et même espérance.Derrière le nuage si lourd de notre sang et de nos larmes, voici que réapparaît le soleil de notre grandeur." -Bobine E : "La Marseillaise" version orchestrée (0'32, son accéléré en fin de bobine par rapport à la vitesse nominale, inutilisable) - Bobine F: Appel de de GAULLE à Londres le 22/6/1940 : durée 2' : "....Si les forces de la liberté triomphent finalement de celles de la servitude, quel serait le destin d'une France qui serait soumise à l'ennemi...L'honneur, le bon sens, l'intérêt supérieur de la patrie, commandent à tous les Français libres de continuer le combat, là où ils seront et comme ils pourront.Il est par conséquent nécessaire de grouper partout où cela se peut une force française aussi grande que possible; tout ce qui peut être réuni en fait d'éléments militaires français et de capacité française de production d'armements doit être organisé partout où il y en a... Moi, Général de Gaulle, j'entreprends ici, en Angleterre, cette tâche nationale; j'invite tous les militaires français des armées de terre, de mer et de l'air, J'INVITE LES INGÉNIEURS ET LES OUVRIERS FRANCAIS SPÉCIALISTES DE L'ARMEMENT QUI SE TROUVENT EN TERRITOIRE BRITANNIQUE OU QUI POURRAIENT Y PARVENIR, A SE RÉUNIR A MOI. J'invite les chefs, les soldats, les marins, les aviateurs des forces françaises de terre, de mer et de l'air, où qu'ils se trouvent actuellement, à se metttre en rapport avec moi. J'invite tous les Français qui veulent rester libres à m'écouter et à me suivre.. Vive la France, libre, dans l'honneur et dans l'indépendance." NB:la phrase en majuscules est reprise à l'identique du texte de l'appel du 18 Juin 1940. |
| Nature de production | Production propre |
| Producteurs | Producteur, Paris : Office Francais D'Information Cinématographique, 1944 |
| Base | Archives TV Pro |