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ID Notice CAB94057483
Titre propre Reportage : La colombe et la truelle
Titre collection Géopolis
Titre programme Liban, la colombe et la truelle
Chaîne de diffusion France 2
Date de diffusion 04/06/1994
Jour samedi
Statut de diffusion Première diffusion
Heure de diffusion 13:42:00
Heure de fin de diffusion 14:07:16
Durée 00:25:16
Thématique Information
Genre Magazine
Type de description Sujet
Générique JOU,Binet Richard
Descripteurs Liban ; Beyrouth-ville ; destruction ; décombres ; immeuble ; paix ; architecture ; architecte ; projet ; Libanais ; enfant ; chiite ; Baroudi Nohad ; crise économique ; logement ; squatter ; Joumblatt Walid ; ministre ; interview ; chrétien ; retour ; paix (coexistence) ; conflit (Proche Orient) ; place (des martyrs, des canons) ; rue (Damas) ; passage-rue (passage du musée) ; quartier (borj el brajneh) ; guerre civile (off) ; reconstruction (off) ; entreprise (solidere) ; élève (écolier) ; chef d'entreprise (Libanais) ; usine (off) ; famille (chiite) ; exode (off) ; réfugié (chrétien maronite) ; réfugié (chiite) ; misère (pauvreté) ; montagne (chouf) ; musulman (sunnite)
Descripteurs secondaires Beyrouth-ville ; décombres
Résumé documentaire GEOPOLIS - Liban : reportage à Beyrouth et dans la montagne du Chouf, sur les traces laissées par la guerre. Faute de libération totale de leur pays, les Libanais -Druzes, chiites ou chrétiens- continuent de croire à la paix et ont investi dans une société foncière à capitaux privés, Solidère, chargée de reconstruire le centre historique de Beyrouth. Beyrouth, PLACE DES MARTYRS ou PLACE DES CANONS : [différents plans] place, immeubles en ruine, statues criblées d'impacts de balles / enfant libanais montrant une photo de la place avant la guerre / interview deux Libanais pas jeunes attablés à la terrasse d'un café, jouant au jacquet et fumant le narguilé : "C'était le coeur de tout le Liban multiconfessionnel, multisocial. Tout le monde se retrouvait là, c'est pratiquement le seul endroit que tous les Libanais avant la guerre connaissaient.. Cette place ne sera jamais comme avant" / [différents plans] classe d'enfants libanais, à l'allure de petits touristes américains, questionnant en français leur institutrice qui leur dit que la place va être restaurée
- Beyrouth, RUE DE DAMAS dans le centre ville, là où commença la guerre en 75 : immeubles en ruine
- Beyrouth, RUE WEYGAND, aujourd'hui quartier des réfugiés chiites libanais venus du sud du pays : vieux Arabes dans la rue, ouvrier, vendeur de mandarines / interview garagiste : évoque les souffrances causées par la guerre, "dans ce quartier il n'y a pour ainsi dire plus de travail, et tout ça à cause de la guerre. Heureusement la sécurité s'améliore doucement"
- 3 [vue générale] Beyrouth / au PASSAGE DU MUSEE, circulation automobile, immeubles en ruine, [panoramique] VERT immeuble en ruine dont deux étages ont été partiellement restaurés
- A l'intérieur de l'HOTEL HILTON en ruine, interview Oussama KABANI, architecte libanais revenu des Etats Unis pour participer à la reconstruction / devant l'hôtel, [panoramique] terrain vague qui servait de décharge publique pendant la guerre et pose maintenant des problèmes de pollution / interview H. KABANI qui montre les plans qu'il a conçus pour transformer la décharge en jardin public et recréer un bord de mer / architectes au travail au siège de la société SOLIDERE, créée par l'Etat / interview H. KABANI sur le projet SOLIDERE
- Beyrouth, CENTRE VILLE : [différents plans] immeubles en ruine / habitants, enfants / [zoom arrière] immeuble neuf / interview en français Nohad BAROUDI, Conseil du développement et de la reconstruction : "L'argent n'est pas un problème pour le Liban, nous n'avons pas d'arriéré (..) Nous avons aujourd'hui à peu près 6,2 milliards de dollars de réserves d'or et de devises au Liban"
- Nagib KHATIB, fabriquant de chaussures, montre son ancienne usine située RUE DE DAMAS, sur la ligne de démarcation. [Différents plans] intérieur et extérieur totalement détruits, en ruine / interview N. KHATIB : "Je viens très rarement, ça me prend au coeur" / suite interview dans voiture longeant des immeubles détruits puis des immeubles neufs et chantiers de construction dans la banlieue est de Beyrouth, où N. KATIB a installé sa nouvelle usine / plan atelier de fabrication de chaussures / interview N. KATIB à son bureau : comment les Libanais ont continué à travailler pendant la guerre, et même à exporter
- Beyrouth, BARBIR, quartier populaire du centre-ville : [différents plans] Mohamed, réfugié chiite du Sud, qui a fui les combats en 75, montre l'appartement qu'il a squatté dans un immeuble en ruine, présente sa famille et la famille de son frère : 26 personnes qui cohabitent dans 100 m2, sans électricité / interview MOHAMED : comment lui et sa famille ont vécu la guerre dans cet immeuble situé sur la ligne de démarcation, "au moins pendant la guerre je pouvais manger (..)" interview épouse de Mohamed : "Mon mari travaille un jour et reste dix jours sans travailler" / interview belle soeur : les difficultés économiques de la famille / MOHAMED : "Tous ces projets au centre-ville, c'est pas pour nous les travailleurs, c'est pour ceux d'en haut. Nous, ceux d'en bas nous sommes morts"
- [Différents plans] QUARTIER de BORJ EL BRAJNEH (banlieue sud de Beyrouth), fief du Hezbollah sous contrôle syrien : effigie de KHOMEINY, VIEL Arabe, femmes voilées, déplacés chiites frappés par la crise économique / interview femme portant foulard, s'inquiétant du sort des réfugiés / interview autre femme sans foulard : demande que l'on reconstruise des écoles / interview d'un homme, fonctionnaire, se plaignant de ne gagner que 900F au bout de 22 ans de service, alors qu'il a dix personnes à sa charge
- Libanaises en pique-nique au bord de l'autoroute, fumant le narguilé / [panoramique] VERT MONTAGNE DU CHOUF, [caméra subjective] dans voiture roulant sur route, TRAV. LAT maisons détruites / [différents plans] et interview famille de réfugiés chrétiens maronites qui viennent passer le dimanche dans le village qu'ils ont dû fuir : "A Beyrouth nous vivons tous dans une seule pièce. Nous étouffons"
- Interview en français Walid JUMBLATT, ancien chef de guerre druze aujourd'hui ministre des déplacés, sur l'amorce de retour des chrétiens dans le Chouf : "(..) Il a fallu briser les barrières d'ordre psychologique (..) on a fait des réconciliations avec la présence des députés de la région, avec la présence d'évêques, de cheiks. Ca marche, mais il faut l'argent. 500 millions de dollars au moins. C'est une priorité, l'Etat doit et peut dépenser cet argent là"
- [Caméra subjective] dans une voiture, TRAV. LAT paysages de la montagne du CHOUF, maisons en ruine et maisons reconstruites / interview conducteur, Christophe LOUTFI, chrétien qui a quitté son village natal, BOURJEIN, il y a 9 ans en pleine guerre du Chouf. Son oncle est le seul chrétien revenu vivre au village, repeuplé aujourd'hui de ses habitants musulmans sunnites / à BOURJEIN, Christophe LOUTFI chez son oncle et sa tante / LA SUITE DANS LE CHAMP SEQ
Dispositifs GEOPOLIS-Liban (suite) : interview Bahjat LOUTFI, l'oncle de Christophe : "J'ai été le premier à revenir au village pour encourager d'autres chrétiens à revenir. Si il n'y a pas de réconciliation entre Israël et les pays arabes, alors le Liban restera un champ de ruines. Ici tout se passait bien avant que les puissances étrangères viennent déclencher le conflit confessionnel que nous avons connu. C'était le plus beau village du Liban, où chrétiens et musulmans s'entendaient le mieux. C'était le paradis ici, nous vivions une vie prospère. Puis avec l'exode, nous sommes devenus démunis (..) alors nous venons ici dans cette région du Chouf respirer l'air de notre village, même si nos maisons n'existent plus"

- BOURJEIN : machine agricole et domaine de Rafaec, agriculteur chrétien qui vient travailler la terre de ses ancêtres / interview Rafaec : "Mon retour est symbolique. Toute personne qui n'a pas de terre est un papier qui vole" / au village, [différents plans] Bahjat LOUTFI salué par des femmes musulmanes et accueilli dans la maison de Samir le musulman / réunion avec la famille de Samir / interview jeune musulman rouquin : "Le retour des chrétiens ici à Bourjein est une demande que nous avons nous même avancée avant même que m. JUMBLATT ne le propose à tout le pays. Ca reflète bien la volonté des habitants de Bourjein de retrouver la coexistance qui régnait ici avant les événements de 1982" / interview Samir : "Si on vient à nouveau nous pousser dans la guerre nous ne retomberons pas dans le piège. Nous avons goûté à ces souffrances, nous ne sommes pas prêts d'oublier".
Société de programmes France Télévision
Nature de production Production propre
Producteurs Producteur, Paris : France 2, 1994
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