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ID Notice 4487819.001
Titre propre Claude Lemoine
Titre collection Entretiens patrimoniaux Inathèque
Fonds INA Inathèque
Date de diffusion 29/06/2011
Jour mercredi
Statut de diffusion Non diffusé
Heure de diffusion 00:14:00
Heure de fin de diffusion 02:38:49
Durée 02:24:48:05
Thématique Vie professionnelle ; Média
Genre Interview entretien ; Série
Type de description Emission simple
Générique AUTO,Mascolo Claire ; PAR,Lemoine Claude ; OPV,Lonchampt Guillaume
Descripteurs Lemoine Claude ; carrière professionnelle ; audiovisuel ; FR3 ; Antenne 2 ; jeu d'échecs ; service public ; ORTF ; Mai 68 ; mai 1981 ; Gaulle Charles de ; Peyrefitte Alain ; information ; vie politique ; région ; Deleuze Gilles ; Italie ; Berlusconi Silvio ; chaîne de télévision (Tele Milano internazionale) ; ministère ; censure ; La Cinquième ; Chirac Jacques ; vie privée ; émission télévisée
Chapeau Dans ce volet de la collection "Entretiens patrimoniaux Inathèque", Claude LEMOINE, directeur général de FR3, retrace son itinéraire personnel et son parcours professionnel.
Résumé documentaire ENFANCE
Né en 1932. Enfance à Perrone (Somme). Père avocat qui pensait qu'il reprendrait son cabinet. Il part avec son frère dans un collège de jésuites très dur à Amiens.

LES JÉSUITES
00 :03 :30 :00 Il évoque les différences de milieu social. Sur dénonciation de leurs camarades, lui et son frère sont renvoyés après avoir faire le mur. Ils partent au lycée d'État d'Amiens.

LYCÉE D'AMIENS
00 : 04 :53 :80 Il fait une rencontre décisive : son professeur de philosophie, Gilles DELEUZE. Il est aussi marqué par un professeur d'histoire, Jean POPEREN. Il a beaucoup vu Jean POPEREN et est resté ami toute sa vie avec Gilles DELEUZE. Celui-ci convainc son père de le faire monter à Paris pour qu'il devienne professeur de philosophie.

ANNÉES 1950 À PARIS
00 :06 :45 :00 Khâgne et hypokhâgne à Louis-le-Grand. Il rate l'École Normale (ENS), il n'est pas fait pour enseigner. Il voit Gilles DELEUZE toutes les semaines, rencontre Michel TOURNIER. Il joue aux échecs avec eux, il avait un petit don pour les échecs.
À la Sorbonne, il a des professeurs éblouissants : Gaston BACHELARD, Jean-Paul SARTRE, Jacques LACAN.
Il jouait avec un grand maître d'échecs Vitaly HALBERSTADT dans une librairie d'échecs rue Saint-Jacques. Julien GRACQ assistait à leurs parties.

PREMIÈRES EXPÉRIENCES PROFESSIONNELLES
00 :13 :15 :00 Il rentre chez Cino DEL DUCA, éditeur de romans-photos. Il travaille ensuite à l'' Action automobile'pendant deux ans. Marié tôt, un fils. Il a des difficultés, sa femme était schizophrène. Il devient champion de France d'échecs en 1958.

1960 : SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DE PRESSE
00 :15 :54 :00 : Vivier des grands journalistes de l'époque. Il est secrétaire général de nuit de la société. Il évoque l'amitié du patron Georges BERARD-QUELIN avec François MITTERRAND.

1963 : AU MINISTÈRE
00 :22 :25 :00 : Un ami lui demande de le rejoindre au cabinet du ministre de l'information Alain PEYREFITTE. Il est bien reçu par le ministre. Il cite les journalistes du cabinet et le directeur, Claude CONTAMINE. Bernard LAUZANNE, directeur de l'information du'Monde'l'appelle pour qu'il fasse une chronique hebdomadaire d'échecs dans le quotidien.

LA RUBRIQUE'ÉCHECS'ET LES VOYAGES
00 :26 :42 :00. Chronique qui sort le samedi et qu'il tient quarante-cinq ans. Il n'a plus fait de compétition d'échecs, mais tient sa chronique en même temps que son travail pour le ministre. Il le représente en province et à l'étranger et fait des voyages préparatoires pour le ministre et pour De GAULLE. En URSS, il transmet le désir du Président de parler en direct à la télévision soviétique.

LA TÉLÉVISION OUTREMER
00 :37 :25 :80 Avec Alain PEYREFITTE, ils installent la télé en Polynésie, en Nouvelle-Calédonie. À Saint-Pierre-et-Miquelon, les habitants demandent au Général De GAULLE la télévision. Alain PEYREFITTE demande que celle-ci soit installée pour sa visite, cinq mois plus tard.

1967 LA CRÉATION DE L'ORTF
00 :43 :01 :00 : Le général de GAULLE voulait une institution calquée sur la BBC. Rédaction des statuts compliquée. Alain PEYREFITTE avait un téléphone qui lui permettait d'appeler les chefs de service, les journalistes. L'ORTF est créée en juillet 1964 ; au conseil d'administration, 14 sièges sont occupés par des associations de téléspectateurs amies de la majorité présidentielle. Claude LEMOINE était chargé des contacts d'Alain PEYREFITTE pour la radio et la TV.
Il cite les dirigeants de l'ORTF à qui il est chargé de transmettre les consignes du ministre.

YVON BOURGES
00 :48 :00 :00 Yvon BOURGES est nommé secrétaire d'État à l'information et lui demande de rester au ministère. Celui-ci avait censuré la diffusion de'La religieuse de Diderot'de Jacques RIVETTE .Il raconte sa campagne électorale dans les couvents de Bretagne : sa décision de censure a permis à Yvon BOURGES d'être élu député au premier tour.

GEORGES GORSE ET MAI 1968
00 :54 :42 :00 : Georges GORSE est ministre de l'Information en 1967. En mai 1968, Il demande à Claude LEMOINE de venir de nuit au ministère. Il lui demande de faire quelque chose : ils écoutent France Inter, les grévistes ont pris le contrôle de la radio. À trois heures du matin, ils appellent Jacques-Bernard DUPONT (suite fichier n°2)

FICHIER N°2
Georges GORSE demande au téléphone la révocation immédiate de Jacqueline BAUDRIER. Cela ne change rien à l'antenne, une demi-heure plus tard, il fait révoquer Pierre FROMENTIN puis il finit par révoquer Jacques-Bernard DUPONT. Ce dernier lui explique qu'il ne peut être révoqué qu'en Conseil des ministres. Le lendemain, à la veille d'un remaniement ministériel qui va lui faire perdre son poste, Georges GORSE, demande la tête de Jacques-Bernard DUPONT au général de GAULLE.
Claude LEMOINE est sans travail en juin 1968. Il va voir Roland DHORDAIN, directeur à la maison de la radio, et rencontre fortuitement Jean-Jacques de BRESSON qu'il connaissait depuis le cabinet d'Alain PEYREFITTE et qui vient d'être nommé directeur général de l'ORTF. Celui-ci le nomme conseiller technique.

L'ORTF
00 :05 :46 :00 : Il s'occupe de réintégrer les journalistes limogés par l'ORTF après mai 1968 contre renonciation à des procès. Jean LANZI est le seul à refuser, il est tout de même réintégré.

LES ÉMISSIONS
00 :09 :20 :00 :'Les Shadoks'l'émission suscite des protestations de téléspectateurs, puis rencontre un grand succès. Armand JAMMOT créé'Des chiffres et des lettres '
En 1969 Jean FRYDMAN voulait créer une chaîne TV privée. Le projet d'une troisième chaîne publique nait pour le contrecarrer.

LA TROISIÈME CHAINE
00 :10 :45 :00 : Il travaille avec Arthur CONTE pour la création de la chaîne. En 1974, Jacques CHIRAC annonce l'éclatement de l'ORTF.

FR3 RÉGIONS
00 :17 :00 :00 : Il est nommé directeur général de la radio mais il n'est pas intéressé. On lui propose alors France 3 dont le président est Claude CONTAMINE. Il devient directeur des régions. Maurice CAZENEUVE est à la tête de 150 personnes à Paris, tandis que Claude LEMOINE en dirige 3 000. Il comprend alors le poids des régions.

DIRECTEUR GENERAL DE FR3
00 :19 :46 :00 : Claude CONTAMINE et Maurice CAZENEUVE créent les'Jeux de vingt heures '. Les JT régionaux de 19 h sont diffusés sur les trois chaînes, faute d'émetteurs déployés dans toutes les régions pour utiliser une unique chaîne. Après une brouille avec Maurice CAZENEUVE, Claude CONTAMINE le nomme directeur général de FR3.

MAI 1981
00 :32 :18 :00 : François MITTERRAND gagne les élections présidentielles. Purge dans l'audiovisuel public. Matignon lui demande de démissionner, ce qu'il refuse. Il part avec des indemnités de licenciement.

ÉDITIONS ROBERT LAFFONT
00 :38 :40 :00 : Il est recruté par des chasseurs de têtes. Il évoque la personnalité de Robert LAFFONT. Il est appelé par le patron d'Europe 1 qui lui propose de diriger une télévision en Italie,'Tele Milano internazionale'filiale de la Sofirad et de Télé Monte Carlo. Il accepte et démissionne de la maison d'édition au bout de trois mois.

EN ITALIE
00 :42 :45 :00 : Il part à Milan. La chaîne de télévision est en difficulté. Ce qui intéresse les publicitaires, ce sont les émetteurs et la couverture du territoire, pas les programmes. Il doit donc acheter des émetteurs à son concurrent, Silvio BERLUSCONI. La chaîne est endettée. La RAI achète la chaîne pour quatre milliards de lires.
En prévision des Jeux Olympiques, il avait implanté sur le toit de l'hôtel Hilton de Rome un émetteur que Silvio BERLUSCONI fait fermer par la police. Ses émetteurs brûlaient ou disparaissaient. Il trouve un arrangement avec un ministre pour résoudre le problème.

FICHIER N°3
RETOUR À PARIS
00 :00 :00 :00 : Il est appelé pour travailler avec Jacques CHIRAC mais c'est Maurice ULRICH qui obtient le poste. Jacques CHIRAC lui parle d'un projet de création de chaîne TV avec le Luxembourg et la Lyonnaise des eaux. Il est chargé du projet qui est stoppé quelque temps après, puis repris sans lui : ce sera M6 avec Jean DRUCKER.

ANTENNE 2 et FR3
04 :13 :00 :00 : Il travaille à TDF avec Philippe GUILHAUME qui l'emmène ensuite à la SFP. Celui-ci, de droite, est candidat à la tête des deux chaînes TV publiques, il est nommé par le CSA. Il le suit. Ils sont suivis et écoutés pendant cette période par le pouvoir, qui refuse qu'ils nomment les directeurs généraux. Ils nomment Dominique ALDUY et Jean-Michel GAILLARD. Il démissionne au bout d'un an et demi en raison des pressions politiques.

LA CINQUIÈME
00 :14 :37 :00 : Il travaille avec Jean-Marie CAVADA à la création de La Cinquième. Ils créent une chaîne en six mois. Les deux hommes travaillent ensemble pendant trois ans puis Claude LEMOINE devient producteur.

LES CONVULSIONS DE LA TÉLÉVISION D'ÉTAT
00 :18 :31 :51 : A l'âge de la retraite, il veut apprendre un nouveau métier et devient producteur. Il assiste aux convulsions de la télévision d'État qui devient une holding, puis une société unique, etc. Il avait un projet de livre sur les erreurs commises par l'audiovisuel public avec Xavier GOUYOU-BEAUCHAMPS.

CONCLUSION
21 :29 :00 :00 Ses plus belles, années ont été celle de FR3. Maintenant, l'audiovisuel est compliqué 300 chaînes, la TNT, la TV sur Internet. Avec une population qui vieillit, que signifie rajeunir l'audience ? Finalement, il s'est bien amusé.

PERSONNES CITÉES
Gilles DELEUZE, philosophe, Jean POPEREN, homme politique, Gaston BACHELARD philosophe, Jean-Paul SARTRE philosophe, Jacques LACAN, psychanalyste, Vitaly HALBERSTADT, maître d'échecs, Julien GRACQ, écrivain, Cino DEL DUCA, éditeur de presse, Georges BERARD-QUELIN, patron de presse, ALAIN PEYREFITTE, ministre de l'Information, Bernard LAUZANNE, directeur de l'information du'Monde ', Jean-Marie COLOMBANI, directeur du'Monde, Jacques-Bernard DUPONT , directeur général de l'ORTF, Jacqueline BAUDRIER, journaliste et P-dg de Radio-France, Yvon BOURGES, secrétaire d'État à l'information, Jean-Jacques de BRESSON, directeur général de l'ORTF, Xavier LARERE, directeur des achats de l'ORTF, Claude CONTAMINE, Maurice CAZENEUVE, Robert LAFFONT, éditeur, Georgette ELGEY, historienne et journaliste, Silvio BERLUSCONI, homme d'affaires, président du Conseil italien, Jacques CHIRAC, maire de Paris, président de la République, Maurice ULRICH, P-dg d'Antenne 2, Catherine TASCA, ministre de la Culture, Hervé BOURGES président d'Antenne 2 et France 3, Rémy PFIMLIN, P-dg de France Télévisions, Philippe GUILHAUME, président d'Antenne 2 et FR3, Xavier GOUYOU-BEAUCHAMPS, président de France Télévisions

ÉMISSIONS CITÉES
' Des chiffres et des lettres ','Les Shadoks ', 'Les Jeux de vingt heures '
Lieu d'enregistrement Domicile de Claude LEMOINE
Société de programmes Divers
Nature de production Production propre
Producteurs Producteur, Bry sur Marne : Institut national de l'audiovisuel, 2011
Extension géographique National
Couleur Couleur
Sélection DL O
Numéro DL DO T 20070131 DIV 014.001
Base Autres Fonds
Chaîne de diffusion Divers fonds vidéo
Titre matériel Claude Lemoine