| ID Notice | MIJ03000006 |
| Titre propre | Procès Klaus Barbie : 7ème audience journée du 19 Mai 1987 |
| Titre collection | Procès Klaus Barbie |
| Fonds | Ministère de la Justice |
| Date de diffusion | 19/05/1987 |
| Jour | mardi |
| Statut de diffusion | E |
| Heure de diffusion | 00:00:00:00 |
| Durée | 00:00:00:00 |
| Thématique | Justice ; Histoire |
| Genre | Retransmission |
| Type de description | Emission simple |
| Générique | REA,Borgeot Daniel ; PAR,Cerdini André ; PAR,Truche Pierre ; PAR,Vergès Jacques ; PAR,Iannucci Ugo ; PAR,Libman Charles ; PAR,Zaoui Michel ; PAR,Levy Alain ; PAR,Rappaport Roland ; PAR,Bermann Guy ; PAR,Jakubowicz Alain ; PAR,Klarsfeld Serge ; PAR,Welzer Gérard ; PAR,Streim Alfred ; PAR,Holtfort Rudolf |
| Descripteurs | justice ; procès ; cour d'assises ; crime contre l'humanité ; Barbie Klaus ; Seconde Guerre mondiale ; nazisme ; Occupation-époque ; Juif ; résistant |
| Descripteurs secondaires | Lyon |
| Résumé documentaire | Septième journée d'audience du procès de Klaus BARBIE, ancien chef de la Gestapo de Lyon entre novembre 1942 et août 1944, jugé pour crime contre l'humanité par la cour d'assises du Rhône au palais de justice de Lyon. En l'absence de l'accusé. Audition des experts cités par les parties civiles, messieurs Rudolf HOLTFORT et Alfred STREIM, procureurs allemands. 13:40:45 Klaus BARBIE refuse toujours de comparaître. Après suspension de séance, le président André CERDINI décide de poursuivre l'audience sans lui. 14:36:15 Accompagné de ses interprètes, mesdames Isabelle BONNEFOND et Ingrid KIKEL, le procureur Rudolf HOLTFORT est auditionné par la cour. L'homme est, selon ses propres termes, un expert dans la procédure qui porte sur la Solution finale en France. Comme le procureur Alfred STREIM la veille, monsieur Rudolf HOLTFORT certifie que les télex impliquant Klaus BARBIE dans la rafle de l'U.G.I.F., l'Union générale des israélites de France, et dans celle d'Izieu sont authentiques. Répondant à une question du président André CERDINI, l'homme exclut la possibilité que quelqu'un ait pu se servir du nom de Klaus BARBIE pour signer ces documents à sa place. 15:26:20 A la demande du procureur général Pierre TRUCHE, qui veut comprendre au mieux le pouvoir d'un officier S.S. durant l'Occupation, le procureur Alfred STREIM est appelé à la barre. S'ensuit toute une série de questions auxquelles les deux magistrats, messieurs Rudolf HOLTFORT et Alfred STREIM, répondent selon leurs compétences personnelles. A travers leurs déclarations, se dessinent les contours d'une organisation, la S.S., toute puissante, qui, selon le procureur Albert STREIM, était au-dessus des lois allemandes. Puis, faisant référence au "Führer prinzip", l'obligation d'obéir aux ordres, principe selon lequel celui qui n'obéissait pas était exécuté, les deux hommes expliquent que cela n'était pas vrai et que ceux qui désobéissaient risquaient, au pire, d'être envoyés sur le front russe ; en tout cas, cela ne peut être, selon eux, une ligne de défense valable. Pour les deux magistrats allemands, il ne fait aucun doute que Klaus BARBIE, en tant que chef de la Gestapo de Lyon, savait quel était le sort réservé aux juifs dans les camps. De plus, Rudolf HOLTFORT affirme que c'était à lui, Klaus BARBIE, que revenait la décision de déporter. 17:41:35 C'est au tour des avocats des parties civiles de poser des questions aux experts. Il ressort de leurs réponses que Klaus BARBIE était un S.S. exemplaire, qui n'a pas seulement obéi à des ordres, mais qui a, de sa propre initiative, organisé rafles et déportations. 18:18:00 L'avocat de la défense, maître Jacques VERGES, prend la parole. L'échange avec les magistrats est parfois assez cinglant. D'abord, il attaque les experts sur le fait qu'eux, procureurs allemands, n'aient jamais demandé l'extradition de Klaus BARBIE de Bolivie. Puis, rappelant que c'était une unité de la Wehrmacht, la Flakbataillon 958, qui opéra durant la rafle d'Izieu, l'avocat de la défense s'interroge sur la raison pour laquelle aucune procédure pour crime contre l'humanité n'a été ouverte contre les survivants de l'unité? De plus, ajoute-t-il, pourquoi rien n'a-t-il été engagé à l'encontre du supérieur de Klaus BARBIE, Helmut KNOCHEN? "Parce que KNOCHEN a été jugé en France avec son supérieur OBERG" répond monsieur Alfred STREIM. "Mais, reprend l'avocat de la défense, un procès où l'affaire d'Izieu n'était pas retenue à charge, que je sache." 19:15:30 Clôture de la septième journée d'audience par le président André CERDINI. |
| Nature de production | Production propre |
| Producteurs | Producteur, Paris : Ministère de la Justice, 1987 |
| Base | Autres Fonds |
| Chaîne de diffusion | Sans canal |