| ID Notice | MIJ03000029 |
| Titre propre | Procès Klaus Barbie : 30ème audience journée du 24 juin 1987 |
| Titre collection | Procès Klaus Barbie |
| Fonds | Ministère de la Justice |
| Date de diffusion | 24/06/1987 |
| Jour | mercredi |
| Statut de diffusion | E |
| Heure de diffusion | 00:00:00:00 |
| Durée | 00:00:00:00 |
| Thématique | Justice ; Histoire |
| Genre | Retransmission |
| Type de description | Emission simple |
| Générique | REA,Borgeot Daniel ; PAR,Cerdini André ; PAR,Cohendy Pierre ; PAR,Paul Joël ; PAR,Rigal Louis ; PAR,Souchal Roger |
| Descripteurs | justice ; procès ; cour d'assises ; crime contre l'humanité ; plaidoirie ; Barbie Klaus ; Seconde Guerre mondiale ; nazisme ; Occupation-époque ; Juif ; résistant |
| Descripteurs secondaires | Lyon |
| Résumé documentaire | Trentième journée d'audience du procès de Klaus BARBIE, ancien chef de la Gestapo de Lyon entre novembre 1942 et août 1944, jugé pour crime contre l'humanité par la cour d'assises du Rhône au palais de justice de Lyon. En l'absence de l'accusé. Suite des plaidoiries des avocats des parties civiles. Maîtres Pierre COHENDY, Claude DUCREUX, Maurice GRINSPAN, Manfred IMMERGLICK, Joël PAUL, Louis RIGAL, Henri SANTET, Roger SOUCHAL. 13:35:45 Comme tous les jours depuis la troisième audience, Klaus BARBIE refuse de comparaître. Arrivée de maître Nabil BOUAITA sur les bancs de la défense. 14:08:10 Plaidoirie de maître Pierre COHENDY, avocat des Comités d'action de la Résistance, de l'Union nationale des déportés, internés et victimes de guerre, de madame Esther MAJEROWICZ et de messieurs Henri TROUSSIER et André PETIT. S'adressant directement aux jurés, maître Pierre COHENDY déclare " A cette barre, nous sommes tous juifs, nous sommes tous communistes..." Puis, l'avocat des parties civiles explique que, si Klaus BARBIE est absent, c'est qu'il ne voulait pas affronter les faits : "Il n'a pas de coeur, pas de tripes, c'est un nazi vulgaire..." Pour maître Pierre COHENDY, condamner Klaus BARBIE c'est rendre hommage aux résistants et, dit-il, proclamer avec eux : "Plus jamais ça." 14:32:40 Plaidoirie de maître Louis RIGAL, avocat de la Confédération nationale des combattants volontaires de la Résistance, de l'Association nationale des forces unies de la jeunesse et de l'Association des médaillés de la Résistance. Dans la première partie de sa plaidoirie, maître Louis RIGAL rappelle les raisons pour lesquelles Lyon fut appelée la capitale de la Résistance. De cette analyse, il conclut que le chef de la Gestapo à Lyon, Klaus BARBIE, ne pouvait être un sous-fifre. Puis, dans la seconde partie, il donne lecture du discours d'André MALRAUX, lu lors du transfert des cendres de Jean MOULIN au Panthéon. 15:21:15 Plaidoirie de maître Joël PAUL, avocat de l'association les Fils de tués. Dans sa plaidoirie, maître Joël PAUL s'attache aux années que Klaus BARBIE passa en Bolivie. Il récapitule son parcours et explique comment, là-bas, l'ancien officier S.S. recommença ce que, dit-il, il avait entrepris durant l'Occupation. 16:30:40 Plaidoirie de maître Roger SOUCHAL, avocat de la Fédération nationale des déportés et internés de la Résistance. "L'avocat pourra-t-il l'emporter sur la victime?", telle est la question que maître Roger SOUCHAL, ancien déporté, confesse en début de plaidoirie. Puis, maître Roger SOUCHAL dresse le panorama historique des années de guerre et de la Résistance en France ; façon, pour lui, de s'opposer à maître Jacques VERGES, auquel il reproche, dit-il, ses déclarations, hors prétoire, sur Jean MOULIN. Puis, avec émotion, il se souvient de ce qu'ont subi les gens comme lui, déportés et torturés par la Gestapo. 17:18:30 Plaidoirie de maître Claude DUCREUX, avocat du Comité d'action de la Résistance. Dans sa plaidoirie, maître Claude DUCREUX évoque la Résistance et détaille les mouvements qui la composèrent. Puis, il rappelle que le dossier aurait pu être plus volumineux, car, dit-il, Klaus BARBIE a sévi dans d'autres endroits ; tel à Bron, cite-il en exemple. 17:54:00 Plaidoirie de maître Henri SANTET, avocat de monsieur Henri TROUSSIER. Dans sa plaidoirie, maître Henri SANTET retrace le parcours de résistant de son client ; monsieur Henri TROUSSIER a été entendu comme témoin lors de la dixième audience. 18:38:20 Plaidoirie de maître Manfred IMMERGLICK, avocat de l'Amicale des déportés d'Auschwitz et des camps de Haute-Silésie. Dans sa plaidoirie, maître Manfred IMMERGLICK, qui vécut en Allemagne jusqu'en 1933, déclare en parlant de l'accusé : "Nous aurions pu fréquenter la même école... " Puis, se basant sur des exemples, il décrit la doctrine nazie et commente les textes de droit familial que cette doctrine inspirât. Pour maître Manfred IMMERGLICK, Klaus BARBIE représente le pur nazi. 19:03:10 Plaidoirie de maître Maurice GRINSPAN, avocat de l'Association des anciens déportés juifs. "Je ne vous apporte que de la souffrance" dit-il en évoquant l'association dont il est le représentant. Dans sa plaidoirie, maître Maurice GRINSPAN explique que le crime nazi est au-delà des mots. Selon lui, l'homme est mort en Klaus BARBIE à sa sortie de l'école des cadres de la S.S. Puis, achevant sa plaidoirie, maître Maurice GRINSPAN évoque une ancienne tradition juive et, dans un sanglot, déclare "Je suis venu très tendrement déposer un petit caillou sur la tombe symbolique des victimes du nazisme..." 19:24:20 Clôture de la trentième journée d'audience par le président André CERDINI. |
| Nature de production | Production propre |
| Producteurs | Producteur, Paris : Ministère de la Justice, 1987 |
| Base | Autres Fonds |
| Chaîne de diffusion | Sans canal |