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ID Notice VDD09019272
Titre propre Parlement européen : Déclaration programme présidence française
Fonds Parlement Européen
Date de diffusion 17/01/1995
Jour mardi
Statut de diffusion E
Heure de diffusion 00:00:00:00
Heure de fin de diffusion 01:03:00
Durée 01:03:00
Thématique Information
Genre Déclaration
Type de description Emission simple
Public destinataire A
Générique PAR,Mitterrand François
Descripteurs discours ; Union européenne
Descripteurs secondaires Delors Jacques ; Parlement européen ; Strasbourg
Résumé documentaire Déclaration du programme de la présidence française par François MITTERRAND (français traduction simultanée en anglais) en session plénière à Strasbourg.
François MITTERRAND pense qu'il est guidé par une idée simple : les compétences et les droits du Parlement doivent accompagner le renforcement des structures de l'Europe. Il ajoute "que plus il y aura d'Europe, plus cette Europe doit être démocratique plus elle sera parlementaire".
Il rend hommage à Jacques DELORS et à son action.
Il pense que dans un monde à construire l'Europe doit être puissante économiquement, commercialement, unie sur le plan monétaire, active sur le plan international, capable d'assurer sa propre défense, féconde et diverse dans sa culture.
Les priorités de la présidence française visent à favoriser la croissance et à développer l'emploi, affirmer dans sa diversité l'identité culturelle de l'Europe, mieux assurer la sécurité des européens à l'intérieur et à l'extérieur.
Il insiste sur le fait qu'il est essentiel de mettre pleinement en application le traité sur l'Union européenne ratifié par les parlements et les peuples. Il rappelle ce qui a été fait : l'institution de la monnaie unique, la mise en oeuvre d'une vraie politique étrangère commune, de la construction progressive d'une défense indépendante, la libre circulation des hommes ou l'affirmation de la citoyenneté européenne.
Le deuxième impératif est de se préparer aux élargissements ultérieurs de l'Union. Il faut élargir et en même temps renforcer l'Union existante. Le premier domaine d'action est l'emploi. Il ajoute "Où en serions-nous si chaque pays était resté isolé ? " Il pense qu'il faut utiliser trois atouts, la dimension de notre marché, l'Union économique et monétaire et l'excellence technologique.
François MITTERRAND décline ces trois atouts en expliquant pour chaque point ce qu'il faut favoriser et encourager comme c'est le cas pour les infrastructures de transport à travers l'Union ou l'importance de la monnaie unique dans le domaine économique.
La construction de cette Europe ne sera possible que par l'adhésion des européens eux-mêmes. Il a défendu depuis les débuts de l'Union l'idée d'une Europe sociale. A Maastricht il aurait préféré qu'on allât plus loin et que l'on reprît dans le traité la totalité de la charte sociale. Les marchés ne sont que des moyens dominés souvent par la loi du plus fort. Pourtant si le tracé de l'Europe sociale existe, il n'y a pas de contenu. L'Europe doit être l'oeuvre puissante d'hommes qui construisent leur histoire. François MITTERRAND ajoute "que rien ne se fera vraiment si les partenaires sociaux ne trouvent pas la place qui doit être la leur dans la construction de l'Europe". Il estime que l'Europe n'a de sens que si elle rencontre l'adhésion des citoyens qui se sentent en sécurité en Europe et grâce à l'Europe.
L'Europe a besoin de s'incarner dans autre chose que des bilans économiques et des tonnages de fret. Elle a besoin d'une âme. Il défend les cultures et les menaces qui pèsent sur ces cultures et tout d'abord sur les langues. Il estime qu'il n'y aura pas d'Europe sans image européenne.
Il pense aussi que l'Europe a besoin d'être aimée des Européens et que les uns et les autres doivent apprendre à se connaître. Il souhaite faire deux propositions :
- La première modeste consiste à élargir à l'ensemble des pays européens les manifestations culturelles emblématiques comme les prix littéraires, l'orchestre des jeunes
- La seconde plus ambitieuse viserait à aider les voisins de l'Est à réparer les effets de l'isolement pendant lesquels ils ont vécu pendant des siècles pour sauver et restaurer leurs patrimoines.
Il conclut en rappelant qu'il a vécu la seconde guerre mondiale et rappelle les haines nées de ces guerres. La France a combattu tous les pays européens sauf le Danemark ! On se demande bien pourquoi. Il estime qu'il faut penser aux réconciliations et se souvient d'allemands rencontrés dans le Bade Wurtenberg dans une prison durant la seconde guerre mondiale. Ces allemands aimaient mieux la France que les Français l'Allemagne. Il faut vaincre ses préjugés sinon une règle s'imposera "Le nationalisme c'est la guerre".







Nature de production Production propre
Producteurs Producteur, Strasbourg : Parlement Européen, 2006
Version originale Version originale en Français, doublée en Anglais
Base Autres Fonds
Chaîne de diffusion Sans canal