| ID Notice | 14300209.001 |
| Titre propre | Comment transmettre le goût des sciences ? |
| Titre collection | Le téléphone sonne |
| Titre programme | Le 18/20 |
| Chaîne de diffusion | France Inter |
| Date de diffusion | 29/12/2022 |
| Jour | jeudi |
| Statut de diffusion | Première diffusion |
| Heure de diffusion | 19:21:40 |
| Heure de fin de diffusion | 19:59:07 |
| Durée | 00:37:27:00 |
| Genre | Magazine ; Débat |
| Type de description | Emission simple incluse |
| Public destinataire | Participation du public à distance |
| Générique | PRE,Audouin Corinne ; PAR,Gourmaud Jamy ; PAR,Maquart Bruno ; PAR,Treibert Marie |
| Descripteurs | enseignement ; science ; technique ; culture-savoir (culture scientifique) ; pédagogie ; vulgarisation |
| Résumé producteur | [Source site internet France Inter] Indispensables à la compréhension du dérèglement climatique ou des pandémies, les sciences sont omniprésentes dans le début public. Malgré son caractère éminemment politique, les études montrent que la culture scientifique des Français est en baisse constante. Comment redonner le goût des sciences ? Les questions scientifiques sont partout dans l'actualité, pour comprendre le réchauffement de la planète, la naissance des pandémies ou l'intérêt d'aller dans l'espace. Indispensable à la compréhension du débat démocratique, la culture scientifique de la population est donc fondamentale pour la bonne santé de notre démocratie. Pourtant, les études le montrent, les Français ont un rapport désenchanté aux sciences et aux techniques. Six Français sur dix pensent que la science apporte autant de bien que de mal. C'est un record mondial. Tandis que beaucoup de jeunes, surtout les filles, doutent de leur capacité à suivre des études scientifiques. Pourquoi les jeunes enfants en général adorent les sciences puis parfois se retrouvent complètement bloqués. Certes, tout le monde n'a pas vocation à devenir ingénieur, mais la culture scientifique devrait faire partie du bagage de tout citoyen éclairé, pour mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons. Ça passe par l'école, mais pas uniquement. Aussi par les médias, la télévision, la radio, Internet, les musées. Selon la dernière enquête PISA, les enfants français prennent moins de plaisir dans l'apprentissage des sciences que la moyenne des élèves de l'OCDE. Plus largement, l'idée que la science serait trop complexe pour s'y intéresser est amplement répandue dans l'esprit des Français, dont la culture scientifique ne cesse de reculer. Faut-il repenser la façon d'enseigner les sciences à l'enseignement primaire et secondaire, et donc les formations des enseignants ? Quel rôle les musées peuvent-ils jouer pour redonner le goût des sciences aux Français ? Les émissions de vulgarisation scientifique sont-elles trop peu présentes dans les médias ? Les chaînes YouTube dédiées à la vulgarisation scientifique sont-elles en train d'inverser la tendance quant au désintérêt des Français pour les sciences ? Comment faire la différence entre les contenus rigoureux et les formats insuffisamment ou mal documentés ? Jamy GOURMAUD, journaliste, animateur de la chaîne Youtube "Epicurieux", Bruno MAQUART, président d'Universcience, et Marie TREIBERT, vulgarisatrice scientifique et créatrice de la chaîne YouTube "La boîte à curiosités", répondent aux questions de Corinne Audouin et des auditeurs. Les invités s'accordent à dire que c'est en expérimentant qu'on prend du plaisir et que l'envie d'apprendre grandit. Marie TREIBERT explique : "Je suis très partisane de faire des expériences, manipuler, montrer, observer, développer la curiosité par tous ces biais-là. C'est ce que j'essaye de faire, notamment par ma chaîne, en incitant les gens, que ça soit à sortir sur le terrain ou à fabriquer des choses. Moi, je fabrique des costumes, des maquettes, etc." Quant à Jamy GOURMAUD, il a été l'un des pionniers de la vulgarisation scientifique, avec son émission "C'est pas sorcier", (de 1993 à 2014), dans laquelle il y avait beaucoup de petites expériences. Le journaliste scientifique explique : "Il faut faire les choses soi-même, mais sans se priver de certains savoirs qui vont être nécessaires pour les faire." Il ajoute que l'observation est primordiale : "Observer un arbre, c'est déjà s'intéresser à de grandes questions scientifiques, observer un bourgeon qui éclot, regarder une feuille et se poser la question de ce qui se passe à l'intérieur. Vous entrez alors dans le concept de la photosynthèse. Pas besoin de formules pour comprendre ce qui s'y passe. Avec des images simples, on comprend comment une feuille va fabriquer grâce à la fois à la photosynthèse, et grâce à ses cellules, de la matière organique." Bruno MAQUART parle des activités qui sont proposées à la Cité des sciences, pour les enfants : "L'apprentissage par le faire est absolument indispensable. Nous le faisons de 1 000 manières. Il y a les ateliers de robotique, la construction d'une fusée. On a un biolab où on observe le vivant. Vous mettez un microscope devant des gens et immédiatement, même avec une goutte d'eau que vous avez ramassée dans le caniveau, vous voyez plein de choses et vous voyez le monde tel qu'il est et qu'on ne le voit pas à l'il nu." La pluridisciplinarité est sans doute une bonne idée pour donner le goût des sciences. En France, on apprend les mathématiques, la physique, la chimie, la biologie de façon séparée. Peut-être pourrait-on aussi étudier le vivant par exemple, ou lier la géométrie à la géographie. Marie TREIBERT parle de son expérience personnelle, car elle n'a pas toujours été dans le domaine des sciences : "J'ai fait des études artistiques. La science peut se mélanger à de l'art, à la musique, à plein de domaines différents, c'est ça que j'essaye de montrer aussi dans mon travail. C'est que la science, ce n'est pas que les choses, on va dire scolaires, mais ça peut prendre des dimensions infinies sur des murs, des médiums infinis. Donc voilà, c'est ça aujourd'hui qui me plaît, de raconter des histoires. J'essaye de plus en plus aussi de montrer les coulisses, que ce soit de la recherche ou des musées." |
| Société de programmes | Radio France |
| Nature de production | Production propre |
| Producteurs | Producteur, Paris : Radio France, 2022 |
| Extension géographique | National |
| Sélection DL | O |
| Numéro DL | DL R 20221229 FIT 00 |
| Base | Dépôt Légal Radio |
| Fonds | Radio France Actualités |
| Titre matériel | France Inter, 29 décembre 2022, 00 h - 24 h |