| ID Notice | 3973766.001 |
| Titre propre | Studio théâtre : émission du 19 septembre 2009 |
| Titre collection | Studio théâtre |
| Chaîne de diffusion | France Inter |
| Date de diffusion | 19/09/2009 |
| Jour | samedi |
| Statut de diffusion | Première diffusion |
| Heure de diffusion | 00:04:00 |
| Heure de fin de diffusion | 01:00:50 |
| Durée | 00:56:50:00 |
| Thématique | Théâtre |
| Genre | Magazine ; Interview entretien |
| Type de description | Emission simple |
| Générique | PRO,Adler Laure ; REA,Metreau Cyril ; PRE,Adler Laure ; PAR,Grumberg Jean Claude ; PAR,Murillo Christine ; PAR,Tordjman Charles ; PAR,Wilson Robert ; PAR,Bataillon Michel ; PAR,Py Olivier ; PAR,Girard Philippe ; PAR,Casar Amira |
| Descripteurs | pièce de théâtre ; metteur en scène ; Wilson Robert ; théâtre ; mise en scène ; économie ; mort ; enfance ; dentiste ; famille |
| Chapeau | Laure ADLER présente ce magazine consacrée au théâtre composé d'extraits de pièces de théâtre et d'entretiens de Christine MURILLO, Charles TORDJMAN, Bob WILSON, Michel BATAILLON, Olivier PY, Philippe GIRARD et Amira CASAR. |
| Résumé documentaire | Robert WILSON (interview par téléphone, en américain, traduction simultanée) : - à 5'02, sa mise en scène de "L'Opéra de quat'sous" de Berthold BRECHT répond à une commande du Berliner Ensemble. Anecdotes avec Henry MILLER. L'importance de la lumière comme décor. Il s'est inspiré des films muets du temps de Charlie CHAPLIN et de Marlene DIETRICH. Anecdote à propos du jeu de Liza MINELLI. Charles TORDJMAN : - à 13'30, ce qu'il a aimé dans "L'Opéra de quat"sous" de Berthold BRECHT monté par Robert WILSON, avec son côté "Chantons sous la crise". Son admiration pour les comédiens du Berliner Ensemble. Michel BATAILLON (interview par téléphone) : - à 16'30, il a été émerveillé par l'art de Robert WILSON au service de cette oeuvre de cabaret. Comment il fait apparaître différemment les personnages de l"Opéra de quat'sous". L'actualité de cette pièce, par rapport aux dérives de l'économie actuelle. Olivier PY : - à 20'08, ses projets de travail avec Robert WILSON. Jean-Claude GRUMBERG : - à 25'15, le point de départ de sa pièce "Vers toi terre promise" est venu de sa visite aux dentistes dans son enfance. Sa famille juive, et cette question : comment mener une vie banale après la souffrance. Le thème de la douleur dans sa pièce, qui veut quand même aussi faire rire les spectateurs. Olivier PY : - à 30'44, l'amour est bien mystérieux. Rappel de la résistance catholique. Charles TORDJMAN : - à 31'59, pourquoi la pièce de Jean-Claude GRUMBERG, autour de la mort d'un enfant, le bouleverse d'un point de vue personnel. Christine MURILLO : - à 36', son rôle dans "Vers toi terre promise". - à 37'13, elle lit un extrait de son rôle. Olivier PY : - à 40'26, mise en scène et dispositif de sa pièce "Les enfants de Saturne", sa pièce "la plus noire". Son inquiétude face à la disparition de la presse en Europe. Amira CASAR : - à 45'50, son rôle dans "Les enfants de Saturne", créature "pécheresse et prêtresse". Philippe GIRARD : - à 48'20, son rôle dans "Les enfants de Saturne" (il rit). Olivier PY comme poète inattendu. Il joue cette "tragédie comme une pièce de Sénèque". Olivier PY : - à 52'20, la question mystique centrale dans cette pièce. |
| Résumé producteur | [ Source : site Internet France Inter ] Robert Wilson et Michel Bataillon pour l'opéra de quat"sous de Bertolt Brecht et Kurt Weill du 15 au 18 septembre à 20h30 au théâtre de la ville. Le Festival d'Automne retrouve Robert Wilson, fidèle participant des premières heures. Aujourd'hui, il met en scène Bertolt Brecht, Kurt Weill, et le Berliner Ensemble : dans L'Opéra de quat'sous, guerre des gangs en toute complicité avec le chef de la police, manipulation des clochards, amours intéressées, trahisons... Une histoire encore et toujours dans l'air du temps. A priori, la sophistication féérique du style wilsonien et le cynisme rageur de cet opéra voyou ne sont pas faits pour se rencontrer. Mais il s'agit là d'une uvre devenue emblématique. Le modèle d'un théâtre musical où les chansons interviennent en rupture, comme adressées directement par les personnages aux spectateurs. Elle a fait le tour du monde, s'est adaptée à tous les langages, paroles et musiques. Une musique qui dépasse les temps et les frontières, inoubliables rengaines des errances et des rêves. Un théâtre de la'ruse brechtienne ', qui refuse le premier degré, s'attache à des êtres humains fragiles, tout occupés à survivre, partagés entre leurs convictions et les nécessités du moment. L'Opéra de quat'sous est créé à Berlin en 1928, époque socialement déchirée, d'une grande richesse artistique. Robert Wilson en retrouve les racines, réinterprète les masques et les ombres de l'expressionnisme, sa magie noire. Et puis il y a le Berliner Ensemble, fondé en 1949 par Bertolt Brecht et Helene Weigel. Au fil des ans, du mur, de la réunification, des générations, il a gardé dans son répertoire cette uvre mythique. Indispensable. photoInvite Jean-Claude Grumberg, Charles Tordjam et Christine Murillo pour Vers toi terre promise tragédie dentaire au théâtre Marigny à partir du 15 septembre. Que reste-t-il quand il n'y a plus rien ? Quand on perd une dent soit elle repousse, soit on la remplace. Mais on ne remplace pas un être cher lorsqu'il a disparu. On ne remplace pas un pays par un autre quand on n'a plus de patrie. Dans Vers toi terre promise, Jean-Claude Grumberg s'interroge sur ce que cela signifie d'être dépossédé de tout ce qui constituait une vie. En 1942, Charles Spodek victime des lois anti-juives doit abandonner son cabinet de dentiste. Il le récupérera en 1945. Mais entre temps une de ses filles a disparu en déportation tandis que l'autre, placée pendant la guerre dans un couvent, a choisi de rentrer dans les ordres. Charles et Clara, son épouse, ne la reverront plus. Pour eux qui sont athées, la nouvelle est un choc. Progressivement s'insinue en eux le sentiment de ne plus avoir de pays. Et aussi, sans grande conviction, le besoin de partir ailleurs. En Israël? Pourquoi pas. photoInvite Olivier Py, Philippe Girard et Amira Casar pour"les enfants de Saturne"au théâtre de l'Odéon du 18 septembre au 24 octobre. On sait que le divin Saturne dévorait ses propres enfants pour conserver son trône. Le Saturne mortel imaginé par Olivier Py semble de même vouer sa descendance à la dépossession et à la mort. Mais il le fait en laissant faire, pareil à un créateur qui se serait absenté du monde pour permettre à ses créatures d'y exercer leur liberté. Dans cette pièce sans mères, presque tous les liens de la parenté ordinaire sont subvertis - un frère et sa sur s'aiment charnellement, un père qui rêve de ravager toute beauté est tourmenté d'une passion maudite pour son propre fils... Concentrant en elle toutes les figures de la fureur et de l'excès, la famille est ici au cur du noir éblouissement tragique. Du moins quand elle n'est pas, moins glorieusement, la matière d'un drame bourgeois : l'un des protagonistes observe que 'dans la tragédie, [...] il n'y a aucune raison, rien. Aucune explication. Rien. Mais dans le drame bourgeois il y a une raison à la catastrophe. [...] Notre lâcheté.' La pièce d'Olivier Py autorise les deux lectures. Sur l'un de ses versants, elle se laisse aborder comme la chronique d'une abdication collective, celle d'enfants qui n'ont pas la force ou la volonté de poursuivre l'uvre paternelle. La fin de Saturne est aussi, selon son héros éponyme, celle d'une certaine France, d'une République qui a donné son nom au journal qu'il dirige, d'un pays qui était aussi un paysage, une 'semence paysanne et littéraire' où l'écriture et la géographie semblaient faire corps. Selon Saturne, cette France-là, qui a 'inventé la politique' et 'est une idée', paraît désormais incapable de se réinventer, dépourvue de destin et d'Histoire ; et à ses yeux, la faiblesse de ses propres rejetons, héritiers indignes de La République, est le plus triste témoignage de la médiocrité du temps. La vérité de son legs, c'est ailleurs qu'il la reconnaît : là où son fils illégitime a perdu sa main droite pour lui, là où l'encre de La République s'est mêlée au sang de Ré. C'est donc avec Ré, par lui, que l'Histoire va continuer, fût-ce au prix de la tragédie, sans autre 'raison' qu'une folle fatalité d'amour et de haine : c'est par Ré que Saturne va peut-être trouver une fin digne de son appétit d'ogre. Le combat du fils et du père, cette lutte lancinante sur laquelle Olivier Py ne cesse de revenir de pièce en pièce, prend ici des accents nouveaux. L'expérience du mal et de la douleur infligée à autrui comme à soi-même est-elle donc la seule voie que l'on puisse frayer vers 'l'amour, l'amour, le très pur amour' que Saturne lui-même célèbre in extremis ? La réponse s'incarne peut-être en un jeune homme d'une piété filiale sans bornes : Nour, l'étranger dont le nom signifie lumière, et en son ami Virgile, nommé d'après un poète qui sut traverser les enfers. Les coups de coeur de Mr Guy photoABRAHAM Pièce de Michel Jonasz Mis en scène par Michel Jonasz Avec Michel Jonasz Au Théâtre du Petit Montparnasse - 31, rue de la Gaîté, 75014 Paris - Jusqu'au 25 octobre Tout d'abord, en prologue, le noir et les bruits de la mort au travail. Les wagons, les chiens et leurs maîtres aboient. La douche, où Abraham sait déjà que c'est sa chair et son nom que l'on veut laver et rayer à jamais de la vie et de l'histoire. Soixante secondes plus tard, lumière, soixante années ont passé. Michel Jonasz le petit fils d'Abraham, souffle de son art sur la braise du souvenir et de la mémoire, Abraham est de retour, échappé des cendres de l'oubli auxquelles les industriels de la mort voulaient le réduire. Poésie. Je ne trouve pas d'autre mot pour qualifier ce qui s'échappe et nous pénètre le temps de la représentation et bien après. Comédien à l'indéniable talent, Michel Jonasz, restitue le foisonnant imaginaire de Michel Jonasz, auteur, musicien et metteur en scène. Vous en dire davantage, serait prendre le risque de raconter le spectacle et réduire à l'anecdote toute l'alchimie du verbe et du chant, habitée d'humour et de tendresse. Bravo l'artiste! photo : Yaacobi et Leidental. © Jean Marc Facchini Une chronique de ... photoMr Guy: SUZANNE UNE FEMME REMARQUABLE Pièce de Laurence Février Mis en scène par Laurence Février Avec Laurence Février Au Lucernaire - 53, rue Notre Dame des Champs, 75 006 Paris - Jusqu'au 29 novembre J'ai vraiment du mal à qualifier le beau travail de Laurence Février de "Théâtre Documentaire", pour la seule et bonne raison que son travail consiste justement à restituer encore de la parole et du sens, là où le document commence à se taire. J'ai vraiment eu beaucoup de chance le soir où je suis allé voir Suzanne, une femme remarquable. Ce soir là, Laurence Février a commis un lapsus qui déclencha une belle réaction du public. Je ne savais pas s'il était écrit dans le texte, comme le sont les hésitations, les répétitions... Il s'est avéré que non. A partir de cette petite "erreur", j'ai ressenti presque physiquement ce qui me troublait dans le théâtre de Laurence Février. Ce lapsus incarnait pour moi comme un court-circuit entre le discours de la femme de tête qu'est Suzanne et la pensée sous-jacente de la femme de chair et d'os, ou autrement dit entre un discours maitrisé et une parole errante. Alors quelques temps après j'ai compris que ce lapsus, ce court circuit n'était que - amplifiée - la place que j'occupais en temps que spectateur. La place à laquelle nous convoque Laurence Février. Quand sommes-nous spectateurs? Au spectacle uniquement? Les propositions de Laurence Février fragilisent toutes les places que nous occupons dans notre rapport au monde. Que voyons-nous, qu'entendons-nous, que ce soit au spectacle, mais aussi lors d'une conférence, d'un meeting ou devant notre télévision, ou tout bonnement devant celui, celle qui parle? Suzanne plie son linge en se confiant à nous, et nous entendons les plis, les froissements, les reprises de son désir, de sa passion, qui par delà son savoir et sa détermination, nous la rendent simplement humaine. La judicieuse lumière de Jean-Yves Dujardin ponctue et accompagne à merveille notre trouble, et s'éteint doucement sur le visage de Laurence lorsque Suzanne rend hommage aux artistes, qui eux encore "savent prendre le temps". Alors prenons le temps d'aller voir Laurence Février, qui attend de nous que nous ne soyons pas seulement une assemblée de spectateurs, mais ensemble, les artistes de nos vies. |
| Société de programmes | Radio France |
| Nature de production | Production propre |
| Producteurs | Producteur, Paris : Radio France, 2009 |
| Extension géographique | National |
| Sélection DL | O |
| Numéro DL | DL R 20090919 FIT 00 |
| Base | Dépôt Légal Radio |
| Fonds | Radio France Production |
| Titre matériel | France Inter, 19 septembre 2009, 00 h - 12 h |