| ID Notice | 14398.003 |
| Titre propre | On tournait pendant l'Occupation |
| Titre programme | Thema. Age d'or et années noires |
| Chaîne de diffusion | ARTE |
| Date de diffusion | 12/02/1995 |
| Jour | dimanche |
| Statut de diffusion | Première diffusion |
| Heure de diffusion | 20:57:19 |
| Heure de fin de diffusion | 22:10:27 |
| Durée | 01:13:08:00 |
| Thématique | Histoire ; Cinéma |
| Genre | Documentaire ; Document à base d'archives |
| Type de description | Emission simple incluse |
| Générique | REA,Deleskiewicz Didier ; AUT,Bertin Maghit Jean Pierre ; ATP,Nadaud Alain ; MON,Léonard Pascal ; PAR,Carné Marcel ; PAR,Darrieux Danielle ; PAR,Marais Jean ; PAR,Calef Henri ; PAR,Dréville Jean ; PAR,Sologne Madeleine ; PAR,Aumont Jean Pierre ; PAR,Douy Max ; PAR,Alekan Henri ; PAR,Cohen Gérard |
| Descripteurs | cinéma ; Seconde Guerre mondiale ; film ; censure |
| Descripteurs évènement | Occupation-époque ; 1940-1944 |
| Chapeau | Ce film présente la situation du Cinéma français durant l'Occupation. Des acteurs, réalisateurs et techniciens français de l'époque apportent leurs témoignages et parlent de leurs expériences personnelles. De nombreux extraits de films de l'époque illustrent les propos tenus. |
| Résumé documentaire | Tous les participants interviennent à plusieurs reprises au cours du film. Des extraits de films cités illustrent de bout en bout ce documentaire. L'Occupation est considérée comme un âge d'or pour le Cinéma français. 220 films ont été tournés entre novembre 1940 et août 1944 dans le but de distraire un public avide d'évasion. Le cinéma se développe autour d'idéologies conservatrices : famille, tradition, effort, mère au foyer.... Dans les films tournés avant la guerre, les noms des juifs sont enlevés. Le réalisateur Marcel CARNE dit que tous étaient tristes de la défaite française, et que "on a été nombreux à vouloir rattraper par l'esprit ce qu'on avait perdu par les armes". Il parle ensuite de ses rapports avec les Allemands, notamment de GREVEN, responsable du Cinéma Français, au sujet d'un projet de film avec la Continentale. Marcel CARNE ajoute que le Cinéma permet de s'évader de la réalité, des films "les visiteurs du soir", qu'il a réalisé en collaboration avec Jacques PREVERT et "les enfants du paradis". Il précise que son acte de résistance est d'avoir employé des juifs dans ses films. Danièle DARRIEUX dit qu'au début de la guerre, elle était partie dans le Sud de la France par peur des Allemands. Elle est remontée à Paris à la demande d'Henri DECOIN qui avait écrit le scénario de "Premier rendez-vous". Elle a accepté de travailler avec la Continentale (société de production gérée par les Allemands), car elle était insouciante. Plus tard, elle a refusé de tourner avec la Continentale et a été mise en résidence surveillée à Mégève, et là elle a pris conscience des horreurs de la guerre. Jean MARAIS dit qu'il aurait refusé de tourner des films en Allemagne et de propagande. Il parle des films qu'il a tourné, notamment "Tristan et Iseult" avec Madeleine SOLOGNE sur un scénario de Jean COCTEAU. Il évoque son attitude à la Libération de Paris. Henri CALEF, assistant-réalisateur en 1940 parle de sa vie sous l'Occupation et de son impossibilité de travailler du fait de ses origines. Il raconte son travail avec Jacques COHEN, qui a réuni les personnes juives du cinéma pour écrire des scénarios de films. Jean DREVILLE, réalisateur, raconte sa vie qutidienne sous l'occupation et les métiers secondaires qu'il avait pour survivre, et d'un certain antisémitisme qui régnait dans le Cinéma, du fait que tous les producteurs étaient juifs. Il parle des films qu'il a tourné sous l'Occupation et de ses rapports avec les autorités allemandes. Louis-Emile GALEY directeur général de la radio, de la presse et du cinéma parle des rapports des Allemands avec le cinéma français, de son rôle, de la censure allemande et de celle de Vichy. L'actrice Madeleine SOLOGNE parle de son refus de tourner avec la Continentale pendant la guerre. Elle parle du film "Tristan et Iseult" qu'elle a joué avec Jean MARAIS et des critiques qu'a subi le film. L'acteur Jean Pierre AUMONT explique qu'il a tourné deux films de propagande américaine à HOLLYWOOD, après être resté six mois dans le sud. Max DOUY, décorateur, Henri ALEKAN, directeur de la photographie et Louis COCHET, chef élctricien parlent des conditions de travail sur les palteaux de tournage et des rapports avec les Allemands. Gérard COHEN explique que beaucoup de juifs étaient réfugiés dans le Sud, mais ne pouvaient tavailler, à moins de prendre le risque de changer de nom. |
| Société de programmes | ARTE |
| Nature de production | Coproduction |
| Producteurs | Producteur, Strasbourg : Arte GEIE (Association relative aux télévisions européennes), 1994 ; Producteur, Paris : Audiovisuel Multimédia International Production, 1994 |
| Extension géographique | Multinational |
| Couleur | Couleur |
| Sélection DL | O |
| Numéro DL | DL T 19950212 ART 004.001 |
| Base | Dépôt Légal TV |
| Fonds | ARTE Production |
| Titre matériel | [Arte du 12 février 1995 de 20h41 à 22h20] |
| Numéro ISAN | 0000-0001-918A-0000-7-0000-0000-G |